Rapport d’activités 2025 de la FTI

La FTI évolue dans un contexte de profonde mutation du territoire qui impacte directement les périmètres dédiés aux activités industrielles et artisanales. A l’occasion de la sortie de son rapport annuel, la FTI fait le point avec le Président du Conseil et le Directeur général de la Fondation.

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    Rapport d’activités 2025

    21/04/2026 – PDF – 10 Mo

Le territoire genevois est en ébullition, on le voit dans le PAV, avec une incidence directe sur les activités du secteur secondaire. Dans ce contexte, quelles sont les priorités de la FTI?

Guy Vibourel (GV) – Le secteur Praille Acacias Vernets constitue la pierre angulaire de cette mutation et il est aujourd’hui déclassé: cela veut dire que les surfaces en zones industrielles sont désormais réduites à 712 hectares, soit un peu moins de 3 % du territoire du canton. Un tiers de ces surfaces est propriété de la FTI.

Partant de cela, les priorités de la FTI s’articulent autour de trois axes. D’abord, trouver de la place pour chaque entreprise dans un contexte de forte pression foncière. Ensuite, développer de nouveaux projets immobiliers qui répondent aux besoins des entreprises. Enfin, travailler avec les acteurs publics et privés afin d’améliorer la qualité fonctionnelle des quartiers industriels.

Sur le terrain justement, entre premier coup de pioche et bouquets de chantiers, quels projets ont marqué l’année écoulée?

Guillaume Massard (GM) – Sur les terrains propriétés de la FTI, 2025 a en effet été très dynamique. Commençons par le chantier de la coopérative COOFIFI, aux Cherpines, lancé en août. Ce projet en droit de superficie est porté directement par les entreprises coopérantes, majoritairement issues du PAV.

Je pense aussi à l’inauguration au Lignon du premier centre cantonal de traitement et de dépollution des matériaux de chantier doté d’un accès direct au rail. C’est l’entreprise Ebiox qui a développé ce projet. Il profitera à tout le secteur de la construction.

D’autres projets développés sur la base d’un DDP méritent amplement l’attention, comme celui de Carré Immo dans la ZIBAY ou de Twin Park au Grand-Saconnex.

Derrière ce dernier projet justement, il y a une approche très innovante de la FTI dans l’attribution des droits de superficie. Pouvez-vous nous en dire plus?

GV – Effectivement, il est question d’une première attribution de DDP par le biais d’une mise au concours. Elle concernait deux parcelles de la zone de Bois‑Brûlé, au Grand‑Saconnex; le projet lauréat, destiné aux artisans et aux PME, devrait être commercialisé en propriété par étage dès 2029. Nous sommes convaincus du bien‑fondé de cette pratique qui apporte transparence et équité. Un second appel d’offres sera lancé en 2026 dans la ZIMOGA.

Un autre axe de développement concerne la valorisation du parc bâti de la Fondation…

GM – Nos investissements ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois. Nos équipes cherchent à proposer des bâtiments durables, performants et adaptés aux besoins des entreprises. L’année 2025 nous a apporté un exemple emblématique avec la rénovation aux normes HPE d’un bâtiment mis à disposition des Ateliers Casaï, une menuiserie locale active depuis 165 ans, et de ses 60 collaborateurs.

Zones industrielles

58 zones industrielles et artisanales. 711 hectares. 2.5% du territoire cantonal. 64’000 emplois.

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